African Languages Conference #2

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African Languages Conference #2

Numerous reports, from both national and international organisations, regularly praise the abundant and rapid development of NICTs on the African continent. However, these transformations are accompanied by new inequalities on the cultural level and enshrine, in world geopolitics, a predominant model, in this case Anglo-American. Indeed, on the language of users, the InternetWorldStats site indicates that English is the first language used on this network, followed by Chinese, Spanish, Arabic, Portuguese, Malay, Japanese, Russian, French and German. On the languages of content, and according to the FUNREDES/MAAYA Observatory of Languages and Culture on the Internet, English is at the top of the list, followed by Chinese, Spanish, French, German, Portuguese, Japanese, Russian, Hindi and Arabic. It is striking that Africa is absent. Yet the World Bank indicates that African Internet users make 49% of the world average.

The different ways in which these inequalities operate in cyberspace have already been extensively examined in numerous works and this conference will not return to them. Rather, it will focus on describing and analysing how African languages, which are a minority in cyberspace, face up to the majority of Western languages, based on the language question. What policies, for those that exist, are being mobilised here? What are the alternatives and repertoires of actions that can be used to bring other linguistic othernesses to the Internet and thus contribute to the production of more open, inclusive and decolonial digital spaces?

In a context where, for a variety of reasons, African languages which, like other languages, constitute active repositories of knowledge are threatened with extinction, what role(s) can NICTs play in stemming what is undoubtedly an epistemicide? As an illustration, according to the website ‘L’Ethnologue‘, Cameroon is the cradle of 285 languages of which 280 are still spoken today, and the other 5 could not resist the culture shock.

This second conference on “African Languages” invites to reflect on the following axes:

            – Strategies for safeguarding and promoting African languages in the age of NICTs;

            – Geo-strategic, economic and socio-cultural issues of the digitization of African languages.

Communication proposals should be sent to conference@muntu-institute.org and include

  • A summary of a paragraph in French and English with five keywords
  • A bio express of the speaker

Deadline for receipt of communication proposals 23 February 2020



De nombreux rapports, émanant tant des organisations nationales qu’internationales, saluent régulièrement le développement foisonnant et rapide des NTIC sur le continent africain (avec un taux de pénétration de 39,8% en 2019, et 53 millions d’utilisateurs, source: https://www.internetworldstats.com/stats.htm. Voir également le rapport sur l’économie numérique en Afrique centrale, UNECA, https://www.uneca.org).

Toutefois, ces transformations s’accompagnent de nouvelles inégalités sur le plan culturel et consacrent, dans la géopolitique mondiale, un modèle prédominant, en l’occurrence anglo-américain. En effet, sur la langue des utilisateurs, le site InternetWorldStats (https://www.internetworldstats.com/stats7.htm) indique que l’anglais est la première langue utilisée sur ce réseau, suivie du chinois, l’espagnol, l’arabe, le portugais, le malais, le japonais, le français, le russe, et l’allemand. Sur les langues de contenus, et selon l’observatoire des langues et culture dans l’Internet FUNREDES/MAAYA (http://funredes.org/lc2019/COMPARAISON%202015-2017.xlsx), l’anglais est en tête de liste, suivi du chinois, l’espagnol, le français, l’allemand, le portugais, le japonais, le russe, le hindi et l’arabe. Le constat est saisissant, l’Afrique est absente. Pourtant la Banque mondiale indique que les internautes africains font 49% de la moyenne mondiale, soit 22% en Afrique subsaharienne, 55% en Afrique du Nord et au Moyen-Orient (https://donnees.banquemondiale.org/indicateur/IT.NET.USER.ZS).

Les différentes manières dont ces inégalités opèrent dans le cyberespace ont déjà été abondamment examinées dans de nombreux travaux et, cette conférence n’y reviendra pas. Elle s’attèlera plutôt à décrire et à analyser, à partir de la question linguistique, comment les langues africaines, minoritaires dans le cyberespace, font face aux langues occidentales, majoritaires. Quelles politiques, pour celles qui existent, sont mobilisées ici ? Quelles sont les alternatives et les répertoires d’actions mis à contribution pour faire exister d’autres altérités linguistiques sur Internet et contribuer ainsi à la production d’espaces numériques plus ouverts, inclusifs et décoloniaux ? Dans un contexte où, pour des raisons multiformes, des langues africaines qui constituent comme d’autres langues des gisements actifs de savoirs sont menacées de disparition, quel(s) rôle(s) peuvent jouer les NTIC pour endiguer ce qui constitue, à n’en point douter, un épistémicide ? À titre d’illustration, selon le site Internet ‘L’Ethnologue’(https://www.ethnologue.com/country/CM), le Cameroun est le berceau de 285 langues dont 280 sont encore parlées aujourd’hui, et les 5 autres n’ont pas pu résister au choc des cultures.

Cette deuxième conférence sur les « Langues africaines » invite à réfléchir autour des axes suivants:

  •  Stratégies de sauvegarde et de valorisation des langues africaines à l’ère des NTIC ;
  • Enjeux géostratégiques, économiques, socio-culturels de la numérisation des langues africaines.

Les propositions de communication sont à envoyer à l’adresse e-mail : conferences@muntu-institute.org et comprennent : 

  • Un résumé d’un paragraphe (en français et en anglais) avec cinq mots-clés ;
  • Une bio-express de l’intervenant(e) ;
  • Date-limite de réception des propositions : 23 février 2020.
     
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